Station d’Écologie Théorique et Expérimentale

Dynamiques éco-évolutives dans des paysages en mutation (EEDYL)

Nos Recherches

Le rôle clé de la biodiversité intraspécifique

L'hétérogénéité individuelle est la clé de nombreux processus éco-évolutifs comme par exemple la sélection naturelle.La biodiversité intraspécifique joue donc un rôle clé dans ces processus éco-évolutifs fondamentaux en fournissant le matériel de base sur lequel la sélection naturelle peut agir.Cependant, les chercheurs sous-estiment encore le fait que la biodiversité intraspécifique est au moins aussi importante que la diversité interspécifique pour comprendre les dynamiques écologiques et évolutifs.Au sein de l’équipe, nous nous concentrons sur les causes et les conséquences de la biodiversité intraspécifique et comment elle façonne les processus éco-évolutifs au niveau d'organisation biologique supérieure, de l'évolution du cycle vital au fonctionnement des écosystèmes en passant par la métapopulation et la dynamique des méta-écosystèmes.

Personnes impliquées dans ce thème de recherche : Virginie Stevens, Delphine Legrand, Simon Blanchet, Michel Baguette, Allan Raffard, Jérôme Prunier.

 

Interactions entre espèces dans un contexte de changement global

Les espèces sont étroitement liées les unes aux autres au travers de réseaux complexes. Le changement global affecte fortement la façon dont les espèces interagissent, ce qui peut conduire à une cascade d’extinction ou au contraire à des phénomènes de spéciation. Dans ce thème de recherche, nous cherchons à identifier comment les changements globaux modifient la nature et la force des interactions interspécifiques et comment cela peut conduire à de nouveaux «paysages interactifs».

Personnes impliquées dans ce thème de recherche : Virginie Stevens, Simon Blanchet, Michel Baguette, Églantine Mathieu-Bégné, Eloïse Duval, Marine Deluen, Audrey Trochet.

De la théorie de l'évolution aux applications de l'évolution

Les gestionnaires et les parties prenantes manquent souvent d'outils opérationnels pour quantifier les effets du changement global sur la biodiversité et pour évaluer les plans de restauration biologique.Nous basons sur les théories de l’évolution pour développer des outils opérationnels pour les gestionnaires.Nous nous concentrons sur la fragmentation de l'habitat et sur la manière de quantifier efficacement la connectivité dans des paysages complexes (rivières, prairies, forêts…) et sur plusieurs espèces clés.

Personnes impliquées dans ce thème de recherche : Virginie Stevens, Simon Blanchet, Michel Baguette, Kéoni Saint-Pé, Eloïse Duval, Jérôme Prunier.

 

Modèles spatiaux et temporels de biodiversité intraspécifique

De nombreux organismes vivent dans des environnements variables dans l’espace et dans le temps.Cela peut entraîner des distributions hétérogènes de la biodiversité intraspécifique.Notre objectif est de déterminer les principaux facteurs environnementaux structurant cette facette de la biodiversité et la manière dont les processus éco-évolutifs modifient cette distribution au cours du temps.Nous nous concentrons sur l'impact de facteurs d'origine humaine tels que le changement climatique, les modifications du paysage et la pollution, ainsi que sur les interactions entre dispersion, mutagenèse induite par l'environnement.Nous utilisons finalement ces modèles de distribution pour proposer une planification appropriée de la conservation de la biodiversité.

Personnes impliquées dans ce thème de recherche : Delphine Legrand, Simon Blanchet, Jérôme Prunier, Kéoni Saint-Pé, Virginie Stevens, Michel Baguette, Rik Verdonck.

 

 

Mécanismes d'adaptation des organismes au changement global

L'émergence de nouveaux variants bénéfiques peut résulter d'un ensemble de modifications moléculaires, incluant des mécanismes génétiques et non génétiques.L’adaptabilité aux changements globaux repose donc sur l’interaction complexe de plusieurs mécanismes pouvant agir à différentes échelles de temps et à différents niveaux moléculaires et cellulaires.Dans EEDYL, notre objectif est de déchiffrer les bases moléculaires de l’adaptation aux différentes dimensions du changement global en interaction (changement climatique et pollution) en utilisant des expériences d’évolution expérimentale couplées à la génomique et à l’épi génomique.

Personnes impliquées dans ce thème de recherche : Delphine Legrand, Murielle Richard, Simon Blanchet, Virginie Stevens, Michel Baguette, Rik Verdonck, Laurane Willandy, Hugo Cayuela, Eglantine Mathieu-Bégné, Marine Deluen.

 

Le Paléoclimat pour comprendre les assemblages de biodiversité

L’agencement spatiale de la biodiversité est façonné par une forte composante historique et la situation écologique actuelle est l'héritage des cycles glaciaires / interglaciaires du Pléistocène et des fluctuations climatiques passées.Cela est particulièrement vrai dans les régions de moyenne latitude et de montagne très sensibles au changement climatique.Nous utilisons les archives climatologiques continentales à haute résolution de spéléothèmes pour décrypter les enregistrements paléo des conditions climatiques à long terme, pour déterminer la variabilité naturelle du climat aux échelles mondiale et régionale et pour estimer l'évolution de la saisonnalité dans le temps.Nous nous concentrons sur l'obtention d'un enregistrement cohérent de spéléothèmes à l'échelle régionale afin de comprendre l'impact des événements climatiques passés et de la dynamique du paysage sur les espèces et les écosystèmes.

Personnes impliquées dans ce thème de recherche : Christine Perrin, Olivier Guillaume, Rebeca Martin-Garcia.

 

CNRS

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