Station d’Écologie Théorique et Expérimentale

Dynamiques éco-évolutives dans des paysages en mutation (EEDYL) 

Nos Projets de Recherche

iBEF

Introduction

Comprendre les relations entre biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes (BEF) a des implications majeures. La plupart des études BEF se sont concentrées sur les mécanismes opérant au niveau interspécifique, bien que la biodiversité comporte également une facette intraspécifique qui pourrait être importante pour le fonctionnement des écosystèmes. Les principaux objectifs de ce projet sont de quantifier l'influence de la diversité intraspécifique sur les fonctions des écosystèmes, de démêler les mécanismes liant la diversité intraspécifique à la multifonctionnalité des écosystèmes et d'intégrer davantage de diversité intraspécifique dans le cadre des BEFs et dans les politiques de conservation. Ce projet se concentre sur dix espèces vivant dans des écosystèmes fluviaux et interagissant au sein d'un réseau trophique (des producteurs aux consommateurs secondaires). Le projet combine des approches observationnelles et expérimentales et est structuré en quatre tâches, réalisant chacune des objectifs ambitieux et novateurs.

Le financement

Ce projet est financé par l’Agence Nationale de la Recherche et par le Labex Tulip.

Objectifs

Ce projet générera de nouveaux résultats qui devraient conduire à une refonte majeure du cadre des BEFs, qui reposerait sur une vision intégrative des relations entre les facteurs environnementaux, la diversité intra et interspécifique et les fonctions de l'écosystème. Le projet iBEF favorisera également l’acceptation générale selon laquelle la diversité intraspécifique doit être préservée et gérée efficacement, non seulement parce qu’elle est essentielle à l’évolution, mais aussi parce que sa perte éroderait considérablement le fonctionnement des écosystèmes et les services qu’ils fournissent.

iBEF est organisé autour de trois tâches complémentaires :

La première tâche consiste à déterminer si la diversité intraspécifique contribue de manière substantielle au fonctionnement des écosystèmes naturel. En utilisant des données d'observation dans la nature et en synthétisant des mesures à l'échelle locale de la richesse intra et interspécifique et des conditions environnementales, nous quantifierons les effets de la diversité intraspécifique sur les fonctions écologiques clés (productivité primaire, productivité secondaire et cycle des éléments nutritifs). Nous testerons ensuite à quel point la variabilité de la multifonctionnalité des écosystèmes est due aux effets directs de la diversité intraspécifique, aux effets directs des facteurs environnementaux et aux effets indirects des facteurs environnementaux induits par la diversité intraspécifique.

La deuxième tâche vise à établir l’importance relative de la diversité intra-interspécifique par rapport au fonctionnement des écosystèmes, tout en contrôlant les autres facteurs. Nous utiliserons des expériences en mésocosmes portant sur cinq des dix espèces et sur des richesses simultanément intra et interspécifiques afin de tester l’ampleur de la variabilité du fonctionnement des écosystèmes due aux modifications de chacune de ces deux facettes de la biodiversité.

La troisième tâche vise à déterminer l’importance relative de la diversité intraspécifique sur les fonctions écologiques par rapport à l’effet du réchauffement climatique. Nous utiliserons une approche expérimentale faisant varier la richesse intraspécifique (chez les cinq mêmes espèces que dans la tâche 2) et la température de l’eau pour dissocier les effets directs dus au réchauffement et à la diversité intraspécifique, ainsi que les effets indirects du réchauffement induit par la diversité intraspécifique sur la multifonctionnalité des écosystèmes.

Enfin, une quatrième tâche sera dédiée à la communication de nos résultats à d’autres scientifiques, mais également aux gestionnaires de l’environnement, car notre projet indiquera à quel point les fonctions de l’écosystème sont perdues lorsqu’elles perdent de la richesse intraspécifique.

Chercheur principal

Simon Blanchet est le PI du projet iBEF, travaillant avec les chercheurs José Montoya, Julien Cucherousset, Mickaël Danger, Murielle Richard, Jérôme Prunier, Allan Raffard et Loïc Tudesque .

GEMS

Changements globaux et métacommunautés: interactions entre espèces et dynamiques spatiales

Le financement

Ce projet est financé par l' Agence Nationale pour la Recherche.

 

Chercheur principal

Virginie Stevens est la PI.Michel Baguette et Hanne de Kort travaillent sur ce projet.

ISOLAP

ISOLement Anthropique des POPulations

Introduction

Les espèces de poissons introduites historiquement en montagne depuis le 19ème siècle sont susceptibles de causer un effet de barrière dans les cours d’eau pouvant causer l’isolement des populations de calotritons des Pyrénées, un amphibien endémique. Le projet ISOLAPOP tend à étudier les différents aspects de cette interaction calotritons-poissons au niveau écologique et socio-économique afin de proposer des solutions de gestion piscicole durables.

Le financement

Ce projet est financé par l' Agence Nationale pour la Recherche.

Objectifs

L’introduction d’espèces, si elles deviennent invasives, peut altérer le fonctionnement des écosystèmes. L’empoissonnement des lacs et rivières est une pratique courante à travers le globe, assurant aux pratiquants de la pêche des réserves de poissons suffisantes. Dans les Pyrénées, l’introduction de diverses espèces de poissons d’élevage a lieu depuis le 19ème siècle, initialement pour l’alimentation des curistes, et plus récemment pour les activités de pêche. Ces activités anthropiques sont depuis longtemps au centre du tissu économique local pyrénéen, sans préoccupation des potentiels impacts sur la biodiversité locale.

Ces introductions de poissons pourraient avoir contraints les populations d’espèces patrimoniales, comme le calotriton des Pyrénées (Calotriton asper) limitant à la fois la présence de cette espèce dans certaines zones empoissonnées (par effet de prédation, dérangement, ou compétition) ou isolant génétiquement les populations, pouvant ainsi accroître le risque d’extinction. L’effet d’un isolement par les activités anthropiques de la biodiversité a été peu étudié jusqu’à présent. Les interactions complexes entre systèmes biologiques et socioéconomiques (système environnement abiotique – ressources trophiques – introduction de poissons pour l’activité de pêche – calotritons) au sein même d’un territoire commun sont au cœur du projet ISOLAPOP.

Basé sur des actions collaboratives multi-acteurs et sur des approches multi-échelles interdisciplinaires (analyse socio-économique et écologique historiques, expérimentation, suivi en milieu naturel et modélisation), le projet ISOLAPOP vise à comprendre les effets de cet isolement par activités anthropiques afin de les intégrer dans un modèle prédictif qui testera l’efficacité de mesures de gestion sur les populations de calotritons et de poissons dans un contexte de changement climatique. L’objectif est de proposer aux multi-acteurs la gestion durable d’un territoire vulnérable, en alliant préservation de la biodiversité patrimoniale et exploitation des ressources piscicoles.

Equipe de recherche

Audrey Trochet, Hugo Le Chevalier, Marine Deluen, Olivier Calvez, Olivier Guillaume et Simon Blanchet travaillent sur ce projet.

Projet à suivre sur Facebook : https://www.facebook.com/projet.isolapop

EMPAT

Détection, distribution et impacts d'un parasite émergent (Tetracapsuloides brysalmonae) chez des populations de truite fario (Salmo trutta)

Le financement

This project is funded by the Agence Française pour la Biodiversité.

Chercheur principal

Simon Blanchet, Lisa Jacquin et Géraldine Loot sont les co- PIs. Eloïse Duval travaille sur ce projet.

TRAMIDIPYR

Réseaux écologiques dans les aires protégées

Le financement

Ce projet est financé par la Région Occitanie.

Chercheur principal

Michel Baguette est le PI. Jérôme Prunier et Virginie Stevens travaillent sur le projet.

GRACIL

Réarrangements et adaptation du génome : réponse au stress de salinité chez un cilié

Le financement

Ce projet est financé par le FRAIB.

Chercheur principal

Delphine Legrand est l’IP.Hervé Philippe et Rik Verdonck travaillent sur le projet.

CONAQUAT

Connectivité biologique dans les écosystèmes aquatiques: quantification, modélisation et atténuation

Le financement

Ce projet est financé par la Région Occitanie et l'Agence Française pour la Biodiversité.

Chercheur principal

Simon Blanchet est le PI.Jérôme Prunier, Delphine Legrand, Thomas Deruelles, Olivier Calvez, Michèle Huet, Sylvain Moulherat et Sylvain Pioch travaillent sur le projet.

TROUTCONNECT

Quantification des mouvements de la truite fario (Salmo trutta) dans les rivières: utilité des marqueurs moléculaires

Le financement

Ce projet est financé par Électricité de France et l'Agence Française pour la Biodiversité.

Chercheur principal

Simon Blanchet est le PI.Kéoni Saint-Pé, Julien Cucherousset et Géraldine Loot travaillent sur le projet.

CNRS

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